samedi 17 septembre 2011

Coco Chanel


Gabrielle Chanel vit le jour à Saumur, le 19 Août 1883. Au décès de sa mère (elle avait alors 12 ans), elle fut abandonnée par son père. Elle passera sa jeunesse dans un orphelinat en Corrèze. A l’âge de 20 ans, elle entre en qualité de vendeuse dans un magasin de confection pour dames à Moulins. A cette époque, elle se sent attirée par la scène et fait ses débuts dans la chanson dans un café-concert de la ville en interprétant « Qui qu’a vu Coco ? » qui contait l’histoire d’un chien perdu.
On prétend souvent que c’est à cette chanson qu’elle doit son surnom : mais c’est, aussi, le nom que lui donnait son père lorsqu’elle était toute petite.
En 1908, elle rencontre Arthur Capel dit « Boy » qui fût le grand amour de sa vie. Elle monte alors à Paris et le rejoint dans son appartement de l’avenue Gabriel. En 1909, elle installe son premier atelier de modiste dans une garçonnière du Boulevard Malesherbes. L’année suivante, grâce à Boy, elle s’installe dans des locaux beaucoup plus grands au 21 de la rue Cambon, dans le 1er arrondissement. A l'entrée, sur une petite plaque, on peut lire : "Chanel Modes". A l’été 1913 alors qu’ils séjournent à Deauville, Boy loue une boutique entre le casino et l’hôtel Normandy. La boutique ne désemplit pas.
C’est au début de l’été suivant pendant les derniers mois de paix qu’elle se lance dans la couture et s’attire rapidement une clientèle fortunée. Son ascension se poursuit malgré la guerre et, à la faveur d’un séjour à Biarritz, elle ouvre sa première vraie maison de couture. Suivant sa seule inspiration, elle raccourcit les jupes, supprime la taille en un mot libère le corps de la femme en modernisant l’habillement féminin. Elle lancera la mode des cheveux courts, popularisera le jersey et emploiera jusqu’à 300 salariés avant de revenir à Paris s’installer au 31 rue Cambon.

Elle décèdera le 10 janvier 1971 à Paris. 


aperçu de la collection autonme/hiver 2011/2012 Chanel

mercredi 7 septembre 2011

La création du blue jeans


D’où vient son nom ?

Le tissu utilisé pour la confection du blue jean est le denim. C'est une toile de coton à armure de serge qui était originellement tissée à Nîmes, d'où son nom.
Le tissage très serré est fabriqué à partir d'une chaîne teinte en bleu et d'une trame écrue ou blanche. Le bleu de la chaîne provenait d'une teinture dite « blu di genova » (en italien, « bleu de Gênes ») et le nom jeans viendrait d’une déformation de la prononciation du mot « genovese » (génois).

La naissance du blue jean

La longue histoire du jeans débute dès le XVIème siècle à Nîmes, là où est fabriquée la toile denim.
Mais c’est en 1853, en pleine ruée vers l'or, qu'Oscar Levi Strauss a l'idée de confectionner un pantalon dans la toile de ses tentes, car les conquérants de l'Ouest ont alors besoin de vêtements de travail solides. Vers 1860, Levi Strauss poursuit la fabrication de pantalons en remplaçant la toile de tente par du coton fabriqué à Nîmes, tout aussi robuste mais coloré en bleu, par des bains d'indigo : c’est la naissance du blue jean.
Il faut attendre 1873 pour qu’apparaissent sur le blue jean les surpiqûres en fil orange sur les poches arrière, en forme d’arc figurant un aigle, ainsi que les poches à rivets. Dès l’année suivante, pour empêcher la contrefaçon, Levi Strauss et Jacob Davis obtiennent le brevet pour les rivets sur les poches, qui les empêchent de se déchirer.
Le 501 fait son apparition sur le marché en 1890.

Le blue jean des Etats-Unis à l’Europe

Pendant la grande crise de 1929, le jeans est adopté par les paysans et les travailleurs et en 1933, dans le cadre du New Deal, des dizaines de milliers de salopettes en denim sont distribuées aux déshérités.
Vers 1935, la mode du blue jean se répand au sein d'une population estudiantine et artistique et ce pantalon s'introduit dans les garde-robes féminines.
Le jeans débarque en Europe avec les GI's en 1945. Il faut attendre cette période pour que le jeans se décline aussi en noir. Dans les années 50, le jeans, associé au blouson noir et à la Harley, devient le symbole de la révolte des jeunes. James Dean et Marlon Brando contribuent à son succès.

Le blue jean dans les années 70

Le blue jean devient un code vestimentaire chez la génération hippie. Sa forme change avec les jeans patte d'éléphant et il se personnalise. En effet, on le customise, on le peint, on le brode, on y coud des coquillages, des strass, des bijoux, des motifs de fleurs ou « peace and love ». En France, le jeans s'impose comme un bien de très grande consommation avec le choc pétrolier de 1973. Ce marché se développera de façon exponentielle jusqu'au début des années 1980. A New York, une sélection de jeans décorés exposés au musée d'art contemporain pendant deux mois attire 10 000 visiteurs. C’est en 1978 qu’apparaissent les stone-washed, des jeans délavés par un traitement qui consiste à bombarder le tissu de petites pierres ponces.

Le blue jean des années 80 à nos jours

Après un recul au profit des slacks, pantalons de toile plus légers et plus habillés, le blue jean revient sur le devant de la scène en 1986 et s'impose comme un produit de mode à part entière.
Dans les années 1990, l’apparition du surteint donne un coup de jeune à ce grand classique, bientôt suivie par la vague du Lycra en 1994. Le jeans lycra rencontre un grand succès auprès des femmes et en 1996, pour la première fois en France, les femmes achètent autant de jeans que les hommes.
En 2000, Rica Lewis devient numéro un du jeans sur le marché de la grande distribution.
Aujourd'hui, le jean est devenu un signe identitaire d'appartenance à une communauté. Sa forme (le slim, le boot cut, le relax, le regular, etc.) ou sa marque (diesel, notify, acquaverde, pepe jeans) est un signe de ralliement à un stéréotype social.


Du vêtement utilitaire porté par les pionniers aux créations des plus grands stylistes, le blue jean aura marqué l’histoire du XXème siècle. Il acquiert enfin ses lettres de noblesse en retenant l'attention de la couture. Pour sa marque Saint Laurent Rive Gauche, Yves Saint Laurent crée pour le printemps-été 1970 une ligne de vêtements en denim noir surpiqués de blanc. Couronnée de succès, cette collection volontiers romantique n'inclut pas de jeans, hommage par omission à ce vêtement que le couturier aurait tant voulu inventer.
La création de mode, qui s'intéresse au jeans dans les années 1980-1990, lui fait de nombreux emprunts : tantôt sa forme ou ses caractéristiques – rivets, boutons métalliques, surpiqûres –, tantôt son étoffe, le denim, soumis alors à toutes sortes d'expérimentations.
Aux États-Unis, le jeans est repris comme un vêtement de mode, ce qui lui confère la valeur d'une image publicitaire. En 1980, la publicité de Calvin Klein où l'actrice Brooke Shields, simplement vêtue d'un jeans susurre : « Il n'y a rien entre moi et mon Calvin », consacre la naissance du jeans de marque.