dimanche 7 août 2011

Le color block




La grande tendance de l'été c'est biensur le color block, une panoplie de couleurs ayant du peps et surtout étant flashy.
Mais la couleur existait déjà dès la préhistoire et surtout la période qui m'intéresse aujourd'hui, le Moyen Age.

  Il est bien souvent dit que le Moyen Age est sans couleurs, terne. Ce qui est totalement faux car ce qui est sans couleur angoisse l'homme médiéval. Dans l'art, il réserve souvent le noir et les teintes foncées aux créatures sataniques. Au contraire, la lumière est proclamé par les théologiens comme la beauté, fille de la lumière, qui aiderait à s'élever vers la perfection et donc jusqu'à Dieu. Le Moyen Age apprécie les matières brillantes, les teintes éclatantes et même criardes à biens des endroits. La couleur envahit tout, la sculpture, les tapisseries, l'orfèvrerie, le vitrail,... Pourtant, le Moyen Age ne dispose que de trente couleurs naturelles concentrées autour d'une articulation ternaire (trois couleurs), le blanc pour ce qui est incolore, le noir pour ce qui est sale et le rouge qui est la teinte d prestige.
  Au XIIème siècle, cette primauté de couleurs va changer avec l'apparition du bleu qui fait sa "révolution". Cette couleur va être divinisée. Elle représentera le culte de la Vierge qui est la reine du Ciel. Les rois de France s'en emparent plus tard pour créer l'emblème de la royauté et s'en vêtir. "La révolution du bleu" initie un nouveau classement des couleurs, dorénavant au nombre de six, sur un axe allant toujours du blanc au noir et avec au milieu, le rouge; le jaune près du blanc; le bleu et le vert près du noir. Cette échelle permet l'émergence de combinaisons variées pour ordonner visuellement la société.
  La société du XIIème siècle aime le bleu, le rouge et l'or (la première des couleurs à la fois matière précieuse et lumière brillante), respecte en partie le blanc et le noir, repousse le jaune et le vert et déteste le violet. La chrétienté médiévale répugne aux transformations qui pourraient modifier l'ordre des choses voulu par Dieu. Il est interdit de mélanger les matières animales, végétales et minérales.
  Certaines couleurs ont leurs tabous, elles peuvent aussi servir à exclurent. Le IVème Concile de Latran de 1215, impose une distinction vestimentaire et une couleur aux non-chrétiens (musulmans, hérétiques,...). Pour éviter, disait-on, les mariages mixtes. Aux juifs, le jaune était attribué, couleur également des traitres, faussaires, femmes adultères. Stigmatisant les métiers dangereux ou malhonnêtes, le mauvais rouge désigne, quant à lui, la cagoule des bourreaux ou le brassard des prostituées. Aux jongleurs, musiciens, revenants, on attribue le vert, une couleur difficile à fixer, symbole de désordre, de transgression. Enfin, réservée aux bouffons et aux fous, l'association du jaune et du vert. Elle agresse l'oeil médiéval, qui voit là un indice de désordre et de folie.

3 commentaires:

  1. je dois être satanique alors! merci Brico!

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  2. Et moi, une prostituée ! XD

    Sinon, le rose, ça existait pas au Moyen-Âge ?

    T'as oublié de préciser d'où ta ceinture provenait !!! En tout cas, ta tenue est chouette ^^

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  3. le rose c'est du mauvais rouge ^^ et la ceinture je ne l'ai pas précisé puisque quelle fait partie de la jupe ;)

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